Education inclusive de la jeune fille et de la femme handicapé au Cameroun

REC_DE_REC

9/7/20233 min read

INTRODUCTION

L’éducation inclusive, telle que définie dans la Déclaration de Salamanque implique la « reconnaissance du besoin de progresser vers des “écoles pour tous”, des établissements qui incluent tout le monde, célèbrent les différences, soutiennent l’apprentissage et répondent aux besoins individuels ».

L'éducation inclusive aborde les différences et la diversité de façon positive, en reconnaissant la valeur de ces différences et les opportunités d’apprentissage qu’elles peuvent offrir. L’inclusion implique une transition de l’environnement d'apprentissage séparé, réservé aux personnes handicapées, prôné par l'approche « d'éducation spécialisée », vers la scolarisation dans le système éducatif général. En pratique, la transition de l’approche d'éducation spécialisée vers l'éducation inclusive requiert une planification minutieuse et des modifications structurelles permettant de garantir que les apprenants handicapés ne soient pas placés dans le système scolaire général ou classique sans les aménagements et les soutiens appropriés qui leur assureront un environnement d'apprentissage inclusif.

On comprend maintenant que l'éducation inclusive est profitable aux communautés, aux familles, aux enseignants et aux élèves si elle permet aux enfants handicapés d’aller à l'école avec leurs camarades et leur offre un soutien adéquat pour réussir scolairement, mais aussi socialement. On comprend aussi que les communautés bénéficient de l’inclusion parce que l’arrivée des enfants handicapés dans les écoles généralistes les fait aussi entrer dans les communautés locales et dans le voisinage, aidant à faire tomber barrières et préjugés. Les communautés acceptent alors mieux la différence et chacun profite d’un environnement plus accueillant et ouvert.

Enfin, le maintien de la scolarisation séparée des enfants handicapés n’est pas un système rentable ou durable à long terme ; trop souvent, la ségrégation conduit à une éducation inférieure pour les enfants handicapés.

Face à ce constat, il convient de s’interroger sur le corpus juridique national, régional et international qui encadre l‘éducation inclusive et plus tard de l’insertion socio-professionnel des jeunes filles et femmes handicapées. Pour répondre à ce questionnement, nous aurons recours à une méthodologie articulée autour du positivisme juridique.

Cette thématique soulève certains défis (I) dont les propositions de solutions incombent à des acteurs bien déterminés (II).

I– LES DEFIS D’UNE EDUCATION INCLUSIVE ET D’UNE FORMATION PROFESSIONNELLE REUSSIS POUR LA PERSONNE HANDICAPEE AUJOURD’HUI

L'une des difficultés majeures que rencontrent le jeunes filles et femmes handicapées face à la nécessité de se former et s’éduquer, est la disponibilité des ressources y afférentes. Il va donc sans dire que la prise en charge matérielle et financière des dépenses d’enseignement et de première formation professionnelle des élèves et étudiants handicapés, constituerait un facteur majeur pour encourager et faciliter leur insertion éducative. De manière plus pratique, l'on pourrait par exemple procéder à l’exemption totale ou partielle des frais scolaires et universitaires en fonction du niveau d'indigence de l'apprenant handicapé lui-même ou de la famille dont il est à la charge. Un autre mécanisme à mettre en place serait l’octroi des bourses. La prise en charge prévue dans les cas ci-dessus devrait également s’étendre aux enfants nés de parents handicapés indigents.

Par ailleurs un appui pédagogique effectif devrait leur être fourni, puisque aux termes de l’article 31 de la loi de 2010, les élèves et étudiants handicapés bénéficient de mesures particulières notamment la dispense d’âge, dont la marge varie entre un et cinq ans, la mise à disposition d’un matériel didactique adapté, la mise à disposition d’enseignants spécialisés.

L'effectivité des mesures préférentielles dues aux personnes handicapées en âge de scolarisation prévues par la loi serait aussi d'un apport certain dans l'éducation inclusive des jeunes filles et femmes handicapées. L’article 35 (1) de la loi de 2010 dispose que « les personnes handicapées, titulaires d’une carte nationale d’invalidité, bénéficient des mesures préférentielles dans les transports publics et privés notamment la réduction de tarifs, la priorité à l’embarquement et au débarquement et les places réservées ».

La suite dans l'œuvre originale ... abonnez vous et faites nous un mail sur la page contact