tome 1 concert des oiseaux (la bataille des oiseaux)

BANDE_DESSINE

7/22/20234 min read

Le concert des oiseaux sous le sycomore de l’émergence.

En cet après-midi de janvier, une colombe blanche s’était élevée dans le ciel. Elle se tournait vers le firmament, traversant les mers et les océans. Comme la chouette de Minerve s’envole à la tombée de la nuit, je réalisais alors, le crépuscule de notre léthargie.

Mais les esprits de l’océan, craignant l’asphyxie des pêcheurs du rivage, soupçonnaient que la venue de nouveaux visages serait néfaste pour ses habitants.

Le vent de l’industrialisation qui soufflait à grandes enjambées vers cette nouvelle terre, avec son cortège de fléaux à l’instar de la pollution de la biosphère, ne faisait augurer des lendemains prometteurs pour l’atmosphère. Même si un sursaut de conscience planétaire à l’occasion de la conférence mondiale sur le climat qui se tint en décembre sur les hauteurs de la Senne, suscita émois, consternation et engagement de la part des leaders politiques d’aujourd’hui sur l’avenir de notre humanité.

Aussi, ce n’est qu’après de très longs périples et épuisantes journées de vol, que cette colombe aperçut-elle au loin un long rivage. Devant elle, se dessinait un beau paysage, un paysage tout nouveau, ô quel envol!

La colombe blanche s'approcha pas à pas de cette belle cité. Alors, elle se rapprocha bien de cet horizon tant prisé de telle sorte qu'elle se mit à planer. Elle apercevait les nouveaux citoyens de cet univers. Elle découvrait des populations aux mentalités évoluées et à la pensée développée, du point de vue politique, économique et socioculturel.

Ces êtres étaient multiformes, multicolores. Ils reflétaient la diversité dans l’unité. Pour la colombe, ceux-ci étaient spirituellement supérieurs, du reste par rapport à ceux de l’ancienne époque qui eux étaient plutôt mentalement peu avancés.

La colombe a ainsi mis pied sur la nouvelle terre ; et toutes les populations ont accouru, pour embrasser la toute nouvelle venue. Cela, c’était aussi un trait de leur caractère :

La foi, la charité et l’espérance,

La rigueur, le travail et la probité

La paix, le patriotisme et la bonne gouvernance,

La joie, l’Amour et la vérité.

La colombe a affectionné la culture musicale, cinématographique, culinaire de cet olympe. On lui a offert en partage pour son abnégation et sa persévérance malgré les obstacles, quelques biens de cette terre si simple

Or, diamant, gaz, pétrole, fer, eau, peaux d'animaux de terre et des airs.

Elle s'en retourna en disant non pas adieu mais au revoir ! Convaincue qu’elle y reviendrait dans une vingtaine d’années avec la république de la SANAGA dans son bec. Elle reprit donc le vol et survola la mer. Et lorsqu'elle mit pied dans son pays natal, on l'accueillit en héroïne nationale, car elle dit qu'elle avait vu une autre terre : la terre de l’émergence, la terre du développement.

La colombe montra à ses concitoyens, les produits rapportés de la nouvelle aire. On se mit à rêver de la nouvelle ère, tant ses produits étaient délicieux et divins.

L’espoir s’était ainsi posé sur le visage de la république de la SANAGA. On rêvait d’un pays émergent à l’horizon 2035. Cette patrie qui nous était chère, nous l’avions visualisée sur les plans politiques, économique, socioculturel, technologique, infrastructurel etc.

Celle-ci rêvait d’une nation où la démocratie aurait fait son lit au-delà des clivages ethniques et linguistiques. On rêvait d’un pays où l’intégrité aura fait son nid, où l’on parlera de richesse de la tribalité et non des méfaits du tribalisme.

Tel était le projet de la colombe blanche. Aussi, décida-t-elle de convoquer un concert musical pour chanter dans un gazouillis d’oiseaux, la prospérité de notre nation, l’avenir de celle que nous aimons.

C’était l’appel pour l’organisation de la campagne électorale sur le landerno politique du pays de la Sanaga, dont l’émergence était tributaire de la proclamation d’un nouveau Président.

La colombe blanche convoqua ainsi le cygne, l’hirondelle, le faucon, le corbeau et l’épervier. Elle prît une fois ses convives arrivées, la parole et dit :

Le Chef de l’Etat, Son Excellence NGONO, la colombe blanche : me voilà ravie d’entonner parmi vous toute vêtue que je suis des attributs de la paix, le chant de l’émergence. Laissez-moi en effet, soumettre à votre appréciation un sujet très important sur l’avenir de la république de la SANAGA, ce terroir qui nous sert de logis et d’abri ici sous ce sycomore.

Après avoir fait le voyage vers d’autres horizons et contrées où j’ai goûté aux délices de la paix et du développement, je voudrais suggérer qu’à notre tour, nous entonnons l’hymne de la prospérité et que nous y travaillons par nos talents personnels et collectifs afin d’arriver à construire une SANAGA émergente à l’horizon 2035. La ritournelle du développement et de la paix est ainsi donnée à qui voudra bien la fredonner!

Monsieur AMADOU, le cygne, prît la parole et commença par affirmer qu’il s’attarderait dès aujourd’hui à sonner le glas de la pauvreté et du VIH SIDA. Il s’engagea à donner sa voix pour dénoncer les pandémies de nature diverses qui font des ravages dans son beau pays. Le sous développement, la corruption, la gabegie, la gérontocratie, les détournements de fonds, les dictatures et tous les autres maux dont souffre sa patrie, il fit la promesse d’annoncer leur disgrâce par son chant, celui-ci étant sensé prévenir la fin de tous ces fléaux sociaux.

Son discours une fois terminée, le cygne convoqua madame l’hirondelle sur l’estrade pour la défense de son projet politique, elle qui est supposée annoncer le printemps !

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